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Juillet 2026 : "Venez à moi vous qui peinez sous le poids du fardeau !"

Créée le lundi 01 juin 2026



Livre de Zacharie 9,9-10.


Ainsi parle le Seigneur : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays. »


Psaume 145(144),1-2.8-9.10-11.13cd-14.


R/ Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! (Ps 144, 1)


Je t'exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.


Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.


Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.


Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,9.11-13.


Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.
Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.


En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »


« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Commentaire de la Tradition (Pères, Docteurs, Saints)


Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

prédicateur, fondateur de communautés religieuses
L’amour de la Sagesse éternelle ; 15.17.65.70 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I84 ; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d'Orval)
Dieu désire tant l’amitié des hommes !


« Ô profondeur et immensité de la Sagesse de Dieu ! » s’écrie saint Paul (Rm 11,33). Qui sera l’ange assez éclairé et l’homme assez téméraire pour entreprendre de nous expliquer comme il faut l’origine de la Sagesse ? (…) C’est l’idée substantielle et éternelle de la divine beauté qui fut montrée à saint Jean l’évangéliste, dans l’admirable ravissement qui lui arriva dans l’île de Patmos, lorsqu’il s’écria : « Au commencement était le Verbe » − ou le fils de Dieu, ou la Sagesse éternelle −, « et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1). (…)


Cette beauté éternelle et souverainement aimable a tant de désir de l’amitié des hommes, qu’elle a fait un livre exprès pour la gagner, en lui découvrant ses excellences et les désirs qu’elle a de lui. Ce livre est comme une lettre d’une amante à son amant, pour gagner son affection. Les désirs qu’elle y témoigne du cœur de l’homme sont si empressés, les recherches qu’elle y fait de son amitié sont si tendres, ses appels et ses vœux y sont si amoureux, qu’à l’entendre parler vous diriez qu’elle n’est pas la Souveraine du ciel et de la terre et qu’elle a besoin de l’homme pour être heureuse. (…)


Combien de fois s’est-elle écriée, lorsqu’elle vivait sur la terre : Venez à moi, venez tous à moi ; c’est moi, ne craignez rien ; pourquoi craignez-vous ? Est-ce parce que vous êtes pécheurs ? Eh ! c’est eux que je cherche ; je suis l’amie des pécheurs. Est-ce parce que vous êtes égarés du bercail par sa faute ? Eh ! je suis le bon Pasteur. Est-ce parce que vous êtes chargés de péchés, couverts d’ordures, accablés de tristesse ? Eh ! c’est justement pourquoi vous devez venir à moi ; car je vous déchargerai, je vous consolerai.